BAPTEME DE L’ATELIER DE DANSE



La rentrée 2017 a été marquée après le conseil, par la cérémonie de  baptême de l’atelier de danse de la Division Danse et chorégraphie du Département des Arts scéniques (DASC), désormais dénommé « ATELIER DE DANSE MARTIN SIMER LOPY ». Retour sur cette cérémonie avec le discours du Chef du DASC et des images souvenirs.

Cher Récipiendaire Monsieur Martin Simer Lopy

Monsieur Le Directeur par intérim,

Chers homologues Chefs du Département du DAP et du DFFACR

Mesdames et  messieurs les Professeurs et autres agents administratifs

Chers  invités,

Chers Elèves représentés, 

C’est avec une lourde tâche teintée d’émotion et d’allégresse que je me tiens devant cette assistance pour lire ces quelques lignes.

S’il est vrai que l’unanimité relève du tout-puissant, il est de même que tous ce qui vous ont côtoyé font chorus et vantent vos qualités humaines, ton sens du devoir et du travail accompli.

Mesdames et messieurs,

Nous ne choisissons point. Notre destin choisit. Et la sagesse est de nous montrer digne de son choix ; quelqu’il soit. Cette assertion Martin Simer LOPY a n’en fait sienne. En quittant l’armée après sa durée légale, ce Caporal de réserve de la classe 69/1 ne savait pas qu’il allait s’engouffrer à jamais dans le monde artistique par le biais de la danse.

Six ans passés à l’Institut National des Arts, il en sortira avec prix et médailles qui lui permettront de sillonner plusieurs pays et localités, avant que le destin ne lui fasse revenir sur ses pas. Chef puis coordonnateur de la Division de danse chorégraphie et variétés.

Mesdames et messieurs,

Baptiser, un équipement, une entité donnée n’est jamais un choix neutre et facile. Mais le choix porté sur Maître LOPY n’a pas été difficile eu égard à son parcours et aux nombreux et loyaux services rendus à la culture, à la nation en formant ses fils et filles.

Cerner, voire parler de Martin serait une tentative d’emblée vouée à l’échec. Car c’est un homme multidimensionnel. Mais ce jour nous exige de prononcer quelques mots en son endroit.

En effet, en plus d’être un artiste d’exception, Martin est aussi un homme d’exception, un homme généreux, un homme de partage et surtout un homme disponible. Son humilité fait que ses élèves l’apostrophent et l’appellent amicalement Martin. Il dépasse de loin la sphère rigide qui régit potaches et enseignant.

Tous ceux qui le connaissent, et qui l’ont approché, ont été sensibles à son rayonnement et sa joie de vivre.

Né en 1950, il obtiendra son CEPE en 1966.

Trois ans après il s’enrôle dans l’armée sénégalaise et obtient son Certificat d’Aptitude Techniques et passe caporal.

Muni de son certificat de bonnes mœurs après sa durée légale sous les drapeaux, dégourdi, il s’essayera à la photographie puis à une formation de moniteur frigoriste entre 1966 et 1968.

Mesdames et messieurs,

Notre destin quand nous voulons l’isoler ressemble à ces plantes qu’il est impossible d’arracher disait François Mauriac. Martin sera reçu à l’Institut National des Arts de Dakar où en 1977, il obtient la 2e médaille en danse Moderne et le 1e prix de danse négro-africaine avec félicitations du jury.

En 1978, il décroche le 1e prix de danse classique avec félicitations du jury du conservatoire national de musique, de danse et d’art dramatique.

Bardé de ses récompenses, ses connaissances en bandoulière, il obtiendra de la Présidence de la République une bourse de stage à Paris en 1976.

Dans la même année, il effectuera un stage de perfectionnement en danse en Tunisie sous la direction du Grand Maitre Ivon STRAUSS de Paris.

Durant 8 ans, il dispensera son savoir et savoir-faire aux membres du Club privé Dakarois des provinces de France. Polyvalent, sa méthode consistera à travers la danse de rapprocher le Classico-moderne et la négro-africaine.

La maîtrise de la diversité des formes et variétés de danses et chorégraphie lui ont permis d’une part de bénéficier de la confiance des hautes autorités et acteurs culturels et d’autre part de participer à des manifestations et rencontres internationales parmi lesquelles on peut citer.

  • Soirée de Gala de la francophonie en 1975 avec le Président poète Léopold Sedar Senghor et son homologue français le Président Valery Giscard DESTAING avec la présence de 27 chefs d’Etats,
  • Soirée de Gala du 70e anniversaire du Président SENGHOR en 1976 à Sorano,
  • Soirée de gala de la 9e conférence de la CEDEAO, pour ne citer que celles-là.

Son riche parcours et son expertise dans le domaine de la danse, lui ont aussi permis de participer à l’élaboration d’un répertoire international des chorégraphes/réseau d’informations à l’usage des danseurs, compagnies et centres de recherches.

Il représentera le Sénégal au séminaire dont le thème portait sur  la danse traditionnelle et contemporaine, organisé par l’Unesco à Yamoussoukro du 09 au 15 octobre 1988.

Encadreur technique en danse, assistant chorégraphe dans différents stage et formation, il est membre du jury de présélection du Festival national des arts et culture depuis 1977.

La liste de ses prouesses et prestations artistiques est loin d’être exhaustive mais hélas le temps ne nous laisse pas le choix de continuer à les citer. Toutefois, il était important de faire ce bref survol de son parcours rythmé par une kyrielle de stages et ornée de trophées, médailles et prix.

Son amour et son attachement à l’Ecole des arts et à la discipline, justifient à suffisance le choix porté sur sa personne.

C’est avec joie et honneur qu’une des salles de cet établissement puisse aujourd’hui porter son empreinte, porter à jamais le nom de MARTIN SIMER LOPY.

Martin, par ce geste, tout le personnel administratif et tout le corps professoral vous exprime par ma voix toute sa reconnaissance et toute sa gratitude pour les efforts consentis pour la relance et le rayonnement de cette discipline sujette à des critiques de tous bord.

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Mesdames et messieurs, je ne saurais terminer sans remercier personnellement le professeur, Martin qui m’a appris avec générosité, que la danse n’est pas seulement l'exécution de mouvements du corps au rythme de la musique mais elle exprime des sentiments et des émotions. Elle fut l'une des premières manifestations artistiques de l'histoire de l'humanité. Elle est aussi l’expression identitaire d’une entité donnée et retrace toute une histoire. Elle implique l'interaction de plusieurs éléments.

Merci de m’avoir appris les temps et pas de danse qui aujourd’hui m’ont permis de danser, la salsa, la rumba entre autres avec audace et aisance…Ces moments de détentes, de joie, de partage et surtout d’enseignement resteront magiques et gravés à jamais dans ma mémoire.

Puissions-nous des années encore bénéficier de ce sourire et des déhanchements made in Martin.

Mesdames et messieurs je vous remercie de votre aimable attention.