"FEU ROUGE " PAR L ' ENA Å LA FIESAD 2019



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Les élèves de dernière année de l’Ecole Nationale des arts du Sénégal ont joué lundi 4 novembre dans la salle Kenfaoui du théâtre nationale Mohamed V ;  avec la présence du premier secrétaire de l’Ambassade du Sénégal au Royaume du Maroc, celle du public estudiantin et professionnel et devant le jury africain (LAESAD) et européen (EUTSA).


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La pièce  « Feu rouge » de feu Oumar Ndao ( Dramaturge,  Professeur de lettres à l’université de Cheikh Anta Diop) , ré-adaptée et mise en scène par leur professeur Corinne Bergès  (comédienne, metteur en scène et directrice d’acteur)  a connu un accueille chaleureux du public , des félicitations de la part des membre du Jury et des organisateurs du FIESAD  « touchés » (pour reprendre leur mot)  par la qualité du  travail accompli  et la présence engagée des comédiens.

Note d’intention de mise en scène :

« Feu rouge est une pièce réaliste qui témoigne de l’histoire parfois récurrente de notre monde africain,  confrontée au quotidien à la misère et à chaque carrefour à la mendicité. Une réalité qui tape à la vitre et cogne les âmes quand le regard ne s’est pas encore habitué... Feu rouge c’est l’histoire d’une rencontre de deux binômes, quatre personnages, nomade ou sédentaire qui tentent de survivre à leur condition. C’est l’histoire de gens désespérés qui fuient ou qui attendent une aide.

J’ai voulu m’attacher à l’humain derrière la misère, celui qui échange, se mesure, partage, s’approprie, regrette, souffre, joue, ri, chante, aime, et rêve... Ces états d’être qui humanisent, et qui nous permettent de montrer ce monde sans tomber dans le misérabilisme. Il y a de la vie dans chaque rencontre de solitude ; nous le devons aux vivants. 

Le plateau est vide. Quatre lampes solaires portables  éclairent le parcours sans espoirs des personnages, mais malgré tout elles sont aussi un signe de vie, une lueur dans l’obscurantisme aveuglant et ambiant. En fond de scène sont projetées  des photographies de pieds et de chaussure (de Marie Jampy-Baron), qui sont pour moi de vrais  témoignages de vécu, d’identité, d’ empreinte de l’histoire. Et quand le temps passe et que le poids de la vie affaisse les corps, notre regard est dirigé  sur ce que nous foulons, sur ce quoi nous tomberons. » Berges Corinne